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Barbies brossard

BARBIES : À BROSSARD DEPUIS 25 ANS

Le restaurant Barbies de Brossard a célébré le 15 février 2019 ses 25 ans d’existence. Afin d’en tracer un portrait fidèle et de l’intérieur, personne n’est mieux placé que Joanne Lachapelle, qui y travaille comme serveuse depuis le premier jour, et son collègue Carl Poudrier, entré en poste à peine cinq ans plus tard.

Ils sont tous deux arrivés chez Barbies avec une solide expérience en service de restauration et même chacun une histoire qui remontait à l’enfance. « J’ai beaucoup appris le métier de ma mère », raconte Joanne. « Mon grand-père, son père, était propriétaire d’un casse-croute à Montréal, dans Hochelaga-Maisonneuve. Il a élevé 11 enfants avec les revenus de cet établissement et ma mère a servi là des milliers de casseaux de frites ! ». Pour sa part, Carl, dont la mère opérait un restaurant à Saint-Constant, a pu apprendre très jeune les rudiments du métier : « Quand je suis venu ici rencontrer le gérant de l’époque, il m’a demandé si j’étais capable de porter quatre assiettes. J’ai filé en cuisine et je suis repassé devant lui avec six grandes assiettes bien pleines dans les bras. … J’ai été engagé sur-le-champ ! »

Tous deux sont unanimes à dire que l’intégration des nouveaux employés a beaucoup changé depuis l’instauration du programme de formation d’accueil « Tour 360 Barbies », qui permet aux nouveaux employés de faire le tour de toutes les disciplines avant d’intégrer un poste. « Comprendre les réalités de chacun des postes de travail, ça facilite la collaboration entre les gens. », affirme Carl, ce à quoi Joanne ajoute « On fait partie d’une même grande équipe. Tout le monde a son rôle à jouer et son importance. On est solidaire et on n’a qu’un but : parfaitement servir nos clients. ».

 

LA TECHNONOLOGIE À VISAGE HUMAIN

La technologie a aussi passablement modifié le quotidien des employés de la restauration. « Avant on faisait tout à la main. », souligne Joanne. « L’introduction de l’informatique dans la prise de commandes et le suivi de facturation, ça a grandement amélioré la gestion … mais la transformation n’a pas été facile. Quand tu es habitué avec un bloc note et que tu connais tout par cœur, – le menu, les prix, les options, les cuissons – alors c’est toi qu’il faut déprogrammer. Pour les plus jeunes, c’est naturel la techno, mais pas pour des « vieux » comme nous !-)».

Mais selon Carl, avoir connu la méthode traditionnelle, ça permet aussi de ne pas être dépendant de la technologie. « Pendant une panne de courant, je peux vous dire qu’on est relax et qu’on aide les autres. Gérer en notes codées et tout mémoriser, c’est en nous. Pour moi, tout est résumé en 3 ou 4 lettres. Par exemple, une côte levée avec frites et bière, ça sera toujours « Rib 0, F, B » ».

Et que dire de leur mémoire ! Demandez à Joanne ce qu’elle a servi à Georges St-Pierre, célèbre nouveau retraité des combats extrêmes… qu’elle ne connaissait pas avant qu’on lui dise qui est son client. Elle vous répondra sans hésiter : « Deux oeufs pochés, jambon, pain brun et pas de beurre. ».

Si le Barbies de Brossard a pris de l’ampleur au fil des ans, avec l’ajout d’une grande terrasse, de salles de réception et autres aménagements, l’esprit des lieux n’a pas changé selon. Matin, midi et soir, on y vient pour se faire plaisir ! « C’est toujours aussi familial et joyeux. Nos clients sont aussi très réguliers. On s’amuse, on rit, et ça, les clients l’apprécient. Ils savent qu’on aime notre travail et qu’on aime leur faire plaisir. », affirme Carl, qui ajoute « Je les accueille comme si je recevais des amis chez moi. Tu es à leur écoute, tu veux servir chaque demande et tu veux qu’ils reviennent. Avec le sourire, de l’écoute et de l’attention, les clients se sentent importants … et ils le sont. »

 

UNE GRANDE FAMILLE UNIE

Pour Joanne et Carl, le service en restauration, c’est plus qu’un métier : c’est leur passion, leur vie. « Notre complicité, le fun qu’on a à travailler, c’est irremplaçable. Pas question qu’elle prenne sa retraite avant moi !-) », lance Carl à son amie et collègue, laquelle répond par « Je ne pense même pas à la retraite tellement j’ai du plaisir à venir travailler ici. On est tellement entouré de gens, que si du jour au lendemain on devait arrêter, je serais déboussolé. »

« Vous savez, on ne travaille pas pour l’argent. On ne regarde jamais le pourboire qu’on nous laisse. On fait le compte en fin de journée seulement. Comme ça, on se concentre sur le service et les clients. », ajoute-t-elle.  « C’est important que le client ressorte heureux, car il reviendra et il en parlera autour de lui. D’ailleurs, les clients qui refusent d’exprimer une insatisfaction, je leur dis qu’il faut le dire et qu’on va ajuster si une assiette n’est pas parfaite. C’est comme ça qu’on s’améliore en cuisine aussi !»

Pour eux, les grandes vedettes du Barbies de Brossard, ce sont les clients. « On les voit plus que notre famille. Certains viennent jusqu’à cinq fois par semaine. Ils n’ont plus besoin de nous donner leur commande, on la connaît. Mais le problème, c’est quand on n’est pas là … et qu’ils doivent eux-mêmes se souvenir de ce qu’ils commandent habituellement ! », lance Carl.

Des histoires, drôles, tristes ou tendres, ils en collectionnent chaque jour davantage. « En 20 ou 25 ans au même endroit, on développe de vraies amitiés avec notre clientèle. Il y en a que je vois à l’extérieur du restaurant et dont j’ai vu grandir les enfants. Certains de ceux-ci sont d’ailleurs devenus des employés. Et on en a aussi accompagné dans des périodes plus difficiles, comme la maladie ou même la mortalité. », dit Joanne. « J’ai souvent une pensée pour mon client, M. Charron. », poursuit-elle avec la voix troublée. « Il venait tous les jours avec des amis pour déjeuner. Il m’apprend un jour qu’il est atteint d’un cancer. Il a combattu sa maladie avec courage et discrètement, mais une récidive est survenue. Il est arrivé un jour pour manger et me dire que c’était certainement sa dernière visite ici. Il rentrait à l’hôpital Charles-Lemoyne le lendemain.  Je me suis organisé pour connaître son numéro de chambre et je lui ai apporté son plat favori : un smoked meat de Barbies. On l’a mangé ensemble. Il était tellement heureux. … Je m’en souviendrais toute ma vie ! »

Très fiers de travailler pour une entreprise d’ici qui ne cesse de grandir au Québec, Joanne et Carl sont surtout très attachés à « leur Barbies » et à la fidèle clientèle de la région de Brossard. « Les gens d’ici, nos collègues comme nos clients, on est tellement bien ensemble ! », concluent-ils en chœur !